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Les bénéfices pour le développement de l'enfant liés à la présence d'un chien, ou
plus généralement d'un animal de compagnie ne sont plus à prouver.(1)
Il est par contre important de rappeler que cette relation peut néanmoins présenter
des aspects beaucoup moins bénéfiques pour l'enfant. Une publication récente du
SCHIRPT
(2) permet de mieux appréhender les causes de ce drame que constitue à chaque fois la
morsure d'un enfant. En effet l'étude ne se limite pas à une collecte de cas et à la
gravité des morsures, y sont inclus des renseignements tels que :
- Qui s'est fait mordre ?
- Qui a mordu ?
- A quel moment ?
- A quel endroit ?
- Dans quelles circonstances ?
Voici quelques résultats de cette étude :
étude complète
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64,7 % des victimes de morsure ont moins de 10 ans.
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29,1 % ont moins de 4 ans.
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22,3 % ont entre 10 et 14 ans.
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Dans 71,2 % des cas le chien agresseur est connu de l'enfant et vit dans son
environnement proche.
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Les chiens le plus souvent impliqués, dans l'ordre de la fréquence décroissante : le
Berger Allemand, le Cocker, l'Épagneul, le Rottweiller, le Golden Retriever, le Colley.
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Les morsures sont le fait de toutes les races, de la plus petite à la plus grande, de
celle réputée "la plus gentille" à celle réputée "très
agressive".
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38,5 % des morsures ont eu lieu au cours d'interactions habituelles avec l'enfant
(caresses, jeux ..)
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32,7 % des morsures au cours d'interactions inhabituelles (taquineries ou pendant le
repas du chien...)
Les conclusions de cette étude rejoignent celle d'une
étude Française (3), à savoir que la plupart de ces accidents sont prévisibles et
peuvent être évités si les parents adoptent un comportement adéquat et cohérent. La
majorité des parents dont les enfants ont été mordus par le chien "proche"
pensaient pouvoir faire totalement confiance à l'animal, celui-ci étant bien connu et
sans passé d'agression.
Cette prévention passe impérativement par le respect de certaines règles dont les
plus importantes sont :
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Une bonne hiérarchisation du chien. Celui-ci doit être amené à considérer tous les
membres de la famille comme ses supérieurs hiérarchiques.
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La présence des parents quand l'enfant est en bas âge ou turbulent. Il y a
malheureusement suffisamment de faits d'actualité dus à la dérogation à cette règle.
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L'interdiction aux enfants de le taquiner sans cesse, de le toucher quand il mange,
s'isole ou dort. Un animal de compagnie n'est pas un jouet et n'est pas corvéable à
merci !
Enfin, il faut savoir que si morsure il y a eu, la solution du problème ne passe
pas forcément par l'abandon ou l'euthanasie. Il existe des thérapies comportementales
efficaces dans la mesure où l'agressivité n'est pas d'origine pathologique, ce qui ne
représente qu'un infime pourcentage, et que le bilan vétérinaire permettra de confirmer
ou d'infirmer.
Jean-Marc Graff, comportementaliste spécialisé dans les relations Homme / Animal
(1)H. Montagner et Coll. "Données récentes sur les interactions
entre l'enfant et son animal familier" Bulletin académique national de médecine,
172 (7), p. 951-955, 1988.
(2) Étude sur les morsure de chien, Bulletin du SCHIRPT n°11, juillet
1997. Système Canadien Hospitalier d'Information et de Recherche en Prévention des
Traumatismes.
(3) J-C Filiatre et Coll. "Agressions d'enfants par les chiens :
étude des facteurs de risque." Annales de Pédiatrie 1990, Laboratoire de
Psychophysiologie et centre antirabique. Besançon.

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