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Les morsures de chien chez l'enfant et les moyens
de prévention
Thèse présentée pour le diplôme de docteur en
médecine
par
MUGULTAY Céline
A propos d'une étude rétrospective
menée au service des urgences pédiatriques de l'hôpital Saverne (67) de Mars
2002 à Février 2005.
Notre
objectif est de déterminer les facteurs de risques à l'origine des morsures de
chien chez l'enfant, afin d'en définir les moyens de préventions. Pour cela,
nous avons choisi comme population d'étude, les enfants victimes de ces
morsures, vus au service des urgences pédiatriques du centre hospitalier de
Saverne, sur une période de 3 années consécutives.
Nous
avons recensé pour cette période 59 enfants âgés de 1 à 16 ans. Le déroulement
de l'étude s'est fait d'abord par l élaboration d'un questionnaire puis
l'analyse du dossier médical et enfin d'une enquête auprès des parents et/ou des
propriétaires. Nous avons essayé de déterminer par ces moyens les
"caractéristiques" de l'enfant mordu (âge et sexe), les lésions subies
(localisation, gravité et traitement) ainsi que le lieu et les circonstances de
l'accident. Nous nous sommes également intéressé aux "caractéristiques" du chien
mordeur (race, âge, sexe, poids) et de son propriétaire (profession, âge,
habitat).
Nos
résultats sont les suivants :
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Les enfants âgés de 1 à 6 ans constitue le groupe
à risque 55%
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20% des accidents surviennent chez les garçons de
5 à 6 ans
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64% des morsures ont pour localisation la face
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Les enfants âgés de 1 à 6 ans se font mordre au
visage dans 80% des cas
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La lésion est généralement bénigne, la plaie
punctiforme sans perte de substance (75%), de gravité moyenne.
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Dans 85% des cas le chien est connu de l'enfant.
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Dans 60% des cas le chien appartient à la famille,
aux voisins ou aux amis.
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78% des cas le chien est de sexe mâle, âgé de
moins de 4 ans (60%) et de grand poids (61%)
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Pas de résultats significatifs quand à la race du
chien.
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Dans 59% des cas les morsures surviennent lors
d'interactions inhabituelles entre enfants et chiens, dans des circonstances
pouvant être évités.
Les morsures de chien forment un type particulier
d'accident domestique dont la relative fréquence et la possible gravité
nécessite qu'on en développe la prévention, d'autant plus que la plupart de ces
accidents sont prévisibles, surtout en ce qui concerne les enfants. Les données
bibliographiques révèlent que les morsures constituent de 0,5% à 1% des
consultations des urgences pédiatriques, plus de 50% de ces accidents pouvant
être évités.
C'est donc sur la prévention que nous avons porté
notre attention en fin de notre investigation. Il semble qu'une bonne
socialisation du chien, une sensibilisation des parents et des propriétaires au
problème ainsi qu'une éducation ciblée des enfants dans leur relation à
l'animal, auraient pour effet de réduire sensiblement les morsures.
Il s'agit là d'un véritable problème de santé
publique, disposant de solutions relativement simples qui mérite réflexion.
Thèse soutenue le 4 juin 2007 - Mention Très
Honorable - Université Louis Pasteur, Faculté de Médecine de Strasbourg.

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