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Un chien ne peut fonctionner qu'en chien, c'est à nous,
humains d'apprendre à nous adapter à eux, d'apprendre à penser, à parler chien,
afin d'avoir une cohabitation harmonieuse, sécurisée pour nos enfants et
l'entourage plus généralement (copains, amis, famille)
En pratique cela implique :
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Ne pas laisser un nourrisson, un enfant seul avec un
chien, même si c'est le chien de la famille. Dans 71,2 % des cas le chien agresseur est connu de l'enfant et vit dans son
environnement proche.
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Ne pas laisser votre enfant promener le chien seul.
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Ne pas laisser un enfant jouer avec son chien hors de la
surveillance d'un adulte. La situation peut dégénérer du fait de
l'excitation des deux. Comme cela arrive quelque fois entre deux enfants qui
chahutent, mais en cas de dérapage les conséquences peuvent être bien pire.(38,5 % des morsures ont eu lieu au cours d'interactions habituelles avec l'enfant
(caresses, jeux ..).
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Ne pas laisser un enfant se comporter avec un chien comme
s'il était un jouet, une peluche, une poupée. Les morsures sont le fait de toutes les races, de la plus petite à la plus grande, de
celle réputée "la plus gentille" à celle réputée "très
agressive".
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Ne pas tolérer les taquineries envers le chien, même si
l'enfant ne pense pas à mal. (32,7 % des morsures au cours d'interactions inhabituelles (taquineries ou pendant le
repas du chien...)
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Ne pas solliciter un chien quand celui-ci s'est retiré
dans son aire de repos, de manière plus générale respecter ses moments de
sommeil, de repos.
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Ne pas déranger le chien lors de son repas.
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Ne pas nourrir un chien seul mais en présence d'un
adulte.
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Ne jamais laisser un enfant investir le lieu de couchage
d'un chien (la réciproque est également vraie)
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Eviter le étreintes, cela est vécu par le chien comme une
prise de pouvoir qu'il n'est pas forcément obligé d'accepter venant de la
part d'un inférieur.
Enfin il est indispensable de hiérarchiser le mieux
possible le chien au sein de la famille, ce travail de hiérarchisation
commence dès l'arrivée du chien même si il est encore chiot. Pour qu'une
hiérarchie puisse se mettre en place, laissez tomber votre logique d’humain,
suivez les règles de la hiérarchie en logique chien...

Les principales règles sont :
1) Le chef de meute est toujours le premier à manger. Il n’est donc pas
conseillé de donner à manger (même un petit morceau de gras) à votre compagnon
pendant vos repas et ne jamais céder aux chiens qui quémandent...
2) Le chef de meute gère l'espace et s'octroie les meilleures places de
repos. Il ne tolère aucun subordonné à proximité. Donc pas de chiens dans les
chambres, pas de chiens sur les fauteuils, canapés, etc...
3) Ne pas contourner un animal qui est dans le couloir (mais offrez-lui
tout de même une place, bien définie et hors des endroits de passages, pour
qu’il ne soit pas dérangé lors de son repos), en effet lorsqu'un supérieur se
déplace, ceux qui se trouvent sur son chemin se lèvent pour lui laisser le
passage.
4) Ne laissez pas votre compagnon passer en tête (ex : quand vous passez
une porte...), car le chef de meute contrôle le territoire mais aussi l'ordre
d'accès aux différents passages.
5) Le chef de meute est celui qui mène le groupe lors des déplacements.
6) Le chef de meute est celui qui décide des “actions” au sein du groupe,
les “actions” de jeux doivent donc venir de l’initiative du chef (idem pour
les sorties, moments de liberté, etc...). Si votre compagnon est demandeur de
jeux, accordez-lui mais récompense d’un acte positif, votre chien voulait
jouer, il va donc jouer, mais c’est vous qui aurez gardé l’initiative...
7) Le chef de meute n'accepte pas d'ordres de sujet “inférieur”...
8) Le langage des caresses à aussi son importance dans les relations
hiérarchique. Ainsi, vous pouvez encore affirmer votre position “supérieur”
dans la hiérarchie (et en douceur...). La caresse doit être donnée (mais
jamais à l’initiative du chien, il est simple de transformer la demande en
récompense...). Il est conseillé de le caresser sur la gueule, le cou, la
tête, les épaules (imitation du chien dominant qui place sa tête ou la patte
sur les épaules ou sur le cou d'un sujet qui lui est inférieur, ....).
9) Evitez les jeux de lutte et de tractions (qui peuvent représenter de
bons “défouloirs” dans un groupe ou la hiérarchie est bien installée, mais
totalement néfaste si cette dernière est floue, mal définit, ou en période de
conflit), car il est bon de savoir que celui qui gagne le jeu ou l’objet
convoité est considéré comme plus fort (physiquement et psychologiquement).
10) Que la personne qui est en conflit avec le chien, soit la seule à s'en
occuper. Ce afin de créer une dépendance. Seul cette personne s'occupera du
chien pour les sorties, promenades, caresses, distributions de nourritures,
jeux, etc... Les autres membres de la famille doivent ignorer le chien et ne
jamais répondre à ses invitations... (sauf si la personne est un enfant, dans
ce cas cela doit se passer sous la surveillance d'un adulte)
11) Décourager systématiquement TOUTES les tentatives Dominantes du chien
12) Essayer de prévenir les situations de conflits et les éviter tant que
possible (si l'on reprend le cas du chien qui entre en conflit avec son maître
quand il est sur le lit: FERMER LA PORTE DE LA CHAMBRE... AINSI LE CONFLIT EST
ÉVITE, puisqu'il ne peut plus accéder au lit. Plus tard quand le chien aura
progressé sur la bonne voie, il sera toujours possible de l'ouvrir...
13) Il faudra grandement (voir même avec excès) récompenser TOUS les signes
de soumission venant du chien.
14) Il faudra aussi de la même manière récompenser TOUS
les actes dominants venant du maître et qui sont acceptés par le chien.
En résumé, rien ne sera acquis pour le chien. Il devra
tout mériter. Demandez lui quelque chose de simple (comme Assis ou Couché)
avant de lui donner sa gamelle (par exemple). Ainsi, le chien comprendra très
vite que s'il veut quelque chose, il faudra qu'il effectue une réponse
correcte à la demande. MAIS N'EXAGEREZ PAS TOUT DE MÊME...
Christophe Michel

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