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Education canine à l’école: SOS bénévoles!
Chiens - L’association de prévention des accidents par morsure de
chien ne peut pas satisfaire toutes les demandes.
La présidente de l'Association genevoise de
prévention des accidents par morsure de chien (PAM-GE) est catastrophée! «Cette
année, nous ne pourrons honorer qu'une soixantaine de demandes sur les 150
classes qui nous ont sollicités pour apprendre aux écoliers le comportement
approprié à adopter en présence d'un chien», regrette Laurence Seynaeve Mérat.
Des cours qui leur permettent notamment d'acquérir les techniques du poireau et
de la pierre pour se protéger d'un animal agressif.
Or l'Association PAM-GE manque d'animateurs bénévoles pour répondre à toutes les
sollicitations dont elle fait l'objet.
La faute au succès de cette éducation canine organisée, depuis 2004 à Genève,
dans les classes de 1re primaire. La faute aussi au drame d'un jeune écolier,
mortellement blessé en décembre 2005 à Oberglatt.
Plus de demandes après le drame d'Oberglatt
«A n'en pas douter, l'empressement des enseignants est indissociable de ce drame
qui a considérablement marqué l'opinion publique», estime Laurence Seynaeve
Mérat qui, dans l'idéal, souhaiterait pouvoir dispenser ces cours de prévention
dans l'ensemble des 250 classes de 1re primaire recensées dans le canton.
Mais le challenge s'annonce difficile admet cette biologiste, spécialisée en
éthologie: «Disposant d'environ 20 bénévoles – âgés de 25 à 70 ans – nous devons
impérativement en recruter de nouveaux… souvent appelés à jongler avec leur
boulot.»
Après trois ans d'expérience visiblement concluante dans les écoles,
l'Association PAM-GE est donc bien décidée à passer la vitesse supérieure.
Le credo de motivation de Laurence Seynaeve Mérat est clair: «A condition
d'aimer les enfants et les animaux, cette activité est très valorisante. Elle
répond, en outre, à un besoin d'intérêt général.» Car la présidente de Pam-GE
n'en démord pas: «Ces cours sont très précieux pour éviter des morsures de
chiens!»
Même si cette jeune maman de deux enfants, maîtresse également d'un doberman,
refuse d'inverser les responsabilités: «Les éleveurs et les propriétaires
doivent éduquer les chiens pour qu'ils aient une attitude normale. Car nos cours
risquent de ne pas porter tous leurs fruits face à des animaux ayant des
troubles du comportement, comme les pitbulls d'Oberglatt.»
laurence bézaguet
Publié le 20 janvier 2007 Tribune de Genève.
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